Pas de panique, ce n'est qu'une vulgaire page de publicité





Mon cerveau est un vaste champs de mine, impénétrable, quiconque s'y aventure explose avec moi,
Et je me faufile, me cogne, trébuche, entre les murs de la citée, toujours à la recherche des étoiles hallucinées
Là ou les Grands s'éteignent aux files des années, la trace de leur espoir jaune pisse taggées,
Tous orphelin de la citée aux lumières.
Balance toi jeune homme contre les rives de l'inégalité
Le sang à l'appât, le dollar est à toi
Sur le bavoir de notre triste jeunesse s'écoule la gerbe des faux roi
Mais j'ai perdu l'espoir, je ne rêve plus. Je prie
Et l'atroce démon anémise mes veines
Tente de croire en la survie humaine
Giclure de sperme sur sa tampe
Je me prostitue à qui me donnerait un éphémère avenir.
Danse, danse avec le feux,
Oublie tout, tu n'est plus rien, et chante l'allégeance des traitres belliqueux,
Tu es soldat après en. Enfant de putain.
Fils des étoiles, qui consomment les constellations de ses pères
Te voici grand, plus fort que les guerres, et plus encore que les adultes qui nous les ont fait faire
Je suis un portrait d'avant,
Pourtant, je ne suis qu'un enfant.






















La reine des terres, en attendant que ce con de Mister K revienne parmi nous.







23/??/2009


















# Posté le dimanche 30 novembre 2008 13:30

Modifié le samedi 13 juin 2009 14:54

Introduction

Le début de ce recueil aurait dût être le bref résumé de mon enfance. Sur le papier d'un bloc, aussi, j'en ai inscrit les quelques lignes. Mais finalement, à trop vouloir connaître le passé on se heurte à son inévitable réalité.
Je ferais donc, abstraction de ces quelques lignes, sans les oublier, et sans non plus effacer la mémoire de celles ci. Ce recueil, qui à l'heure d'aujourd'hui n'est pas encore fini, aura le mérite d'être le plus gros bordel que je n'ai jamais écrit. Je vous fait part de ces mots, moins impudique que sur le précédent projet.

Je voulais donner autre chose à ce moi, à ceux qui m'entourent, et aux autres. Quelque chose de plus franc, et réel.

A vous,


L'ancien, En route vers paris

Crédit et remerciement
Introduction

# Posté le mardi 02 décembre 2008 14:15

Modifié le samedi 02 mai 2009 12:42

La saison des Arts

Devant la grille s'effaçant au crépuscule, dansant d'hallucination, dans le brouillard et l'infinie; j'attends.
L'automne arrive, les feuilles s'en meurt, se meurt de nous. Les saules des parcs pleurent, qu'il n'est plus d'amant à couvrir de leurs ombres. Des flaques et des rosés des matins de septembre; s'émane la fumée.
Sur un banc, assommé, dort un vieil homme. Une bouteille venue des Vents d'anges, nourrira sa chair, d'amer.
Quelques bolide passent . L'un plus vite, frappant l'aurore qui se tardent à venir; de ses gyrophares engourdis. J'ai vue par delà un marronnier mourant une femme se couvrir, ressortant l'écharpe en laine, et les mouchoirs pour le gamin. Le soleil à perdu de sa force. Il craint. Nous non. Dernier pallier avant la saison des morts, Nature ensorcèle la vue de toute sa majesté. L'ocre se noie au bronze, se mariant tantôt au vert, puis au sang. Comme si, chaque arbre rouillait. C'est cela! Rouillait.
Il est très tôt aussi, devant la grille ; j'attends. Une dernière cigarette. Après je rentre. C'est la rentrée. Dise t-il. Rien ne changera. Dehors d'autre me rejoigne, sous les postillons des nuages gris. Le manteau obscur se déchire sous les faisceaux timides d'un divin de feux. A n'en pas douter, je crois, oui, que nous y sommes. S'ayais.
S'est invité l'automne...
La saison des Arts

# Posté le mardi 02 décembre 2008 14:19

Vers le Paradis

Vers le Paradis
Dans les cris sous la pluie, ouai, au devant du paradis,
A l'extase et le rêve au vent des amnisties, les pouvoirs dans le c½ur, noyé dans l'incendie,
Sous les coups des envies, dans les draps de satin, à la chair de soie,
Toucher la grâce à ton Paradis.
Dans ton souffle à quand joui, le son des Amériques,
Au grincement de nos hanches à la mélancolie,
Et la rage dans la plaie qui berce l'infinie,
Les drapeaux, les politiques, ouai, c'est bien finie...
A quel prix dis le moi?
A quels lunes tu crois?
Jamais ne finira cette nuit, aller, finis moi,
Prenons encore la liberté, déchiré dans le corps, et l'entaille à la chair,
Dans le gouffre sacré, je n'ai plus peur du noir,
Qu'il n'y est plus de ce noir, que le noir de tes yeux,
Et le cris à ce cris, tant que chemin soit fait,
Au bout du monde, regarde, au saint du monde!
Voilà le paradis!
Envoie moi au dessus de ce ciel tarie,
Réfugiés sans frontières,
Allons nous cracher!
En plein dans l'incendie!
Ouai c'est bien le paradis!
Envois nous, ouai, envois nous!
Vers le paradis,
Vers le paradis!
Vers le paradis...

# Posté le mardi 02 décembre 2008 14:29

L'imagination

Quand j'étais enfant, enfin, plus jeune, bien qu'ayant déjà de bons amis; j'avais besoin de me retrouver seul. De me retrouver moi. J'aimais jouer avec le vent. Me confondre avec son souffle. Y entendre les voix, la musique, la force du sifflement, du silence. Mon frère, durant toute mon enfance, m'inculqua cet envie de l'évasion, l'imagination finalement.
Alors je jouait parfois seul dans mon jardin, ce petit truc atrocement petit, mais suffisant, que l'on appelait "jardin". Je refaisais les grandes batailles que mon frère s'amusait à me décrire, à me lire, celles du champs de Pélénor, ou tout autre histoires fantastiques nées des grands conteurs de naguère. J'aimais ça. Et encore plus le redonner à mes amis, qui trouvait ça,certes abstrait, mais qui finalement s'amusaient tout au temps que moi, et le rendirent aux autres, plus tard.
On le perd forcement. Ici, on ne peut plus vivre avec ça. En rien cette imagination ne répond aux attentes de la consommation. Là est le problème. On "éduque" les mômes à regarder des conneries à la TV ou en leur donnant un portable à l'age de 10 ans. Sans le savoir, vraiment, l'enfant est le moteur d'un empirisme colossal. La roue principale d'un système d'exploitation immonde dont le simple dénigrement de l'occident le rend ignoble.
L'imagination est un art sans abstraits, sans marque forgée dans la douleur, sans appartenance, sans matériel.
Mon bâton était mon épée, je me souviens, et mon tee-shirt mon armure d'argent. Ce souvenir en moi éveil souvent le plaisir et même le rire. Ces parties interminables...
Qui dira dans 20 ans que son enfance fut bonne devant des gonzesses à poil, ou des branles-couilles mitraillant un flic pour 10 dollars?
L'imagination

# Posté le mardi 02 décembre 2008 14:45

Modifié le mardi 02 décembre 2008 15:11